J’ai testé pour vous : un concert d’Angèle

Une salle complète avec plus de 5000 personnes pour la première d’Angèle au Liberté à Rennes. Jeudi 31 janvier, la jeune artiste belge a comblé les spectateurs avec son album Brol. Je vous raconte, avec une teinte de subjectivité, comment j’ai vécu le concert.

Pour assister au concert, 1h45 de route depuis Lannion. J’ai le temps de faire mes gammes et de réécouter deux fois l’album pour me mettre dans le bain. Julien Granel, première partie d’Angèle sur la tournée chauffe la salle avec un dynamisme prenant.

Il y a un an pile, Angèle foulait la scène de l’Étage, la petite salle du Liberté, en première partie du rappeur belge Damso. En même temps, elle se dévoilait au grand public avec ses clips originaux sur YouTube.

Très vite, l’artiste belge perce la toile de la célébrité, qu’elle a d’ailleurs du mal à assumer. Sur scène, émue, elle avoue que « tout est allé très vite ». Trop vite ? Rien ne pourrait laisser transparaître cela. Le show est parfaitement maîtrisé. Angèle allie un mélange de grâce et d’énergie s’amusant avec les deux yeux géants interactifs en fond de scène.

Un spectacle bien huilé

Car Angèle a un univers bien distinct, dès son arrivée sur scène. Mitraillette gonflable à la main, elle lance le show sur « La Thune ». La foule s’emballe, le cri perçant des fans transperce les tympans. Acouphène.

Entre deux, musiques, un documentaire animalier sur les loutres, son animal fétiche ou encore deux yeux gonflables géants lancés sur le public qui exulte. Comme quoi, il en faut peu pour rendre les fans heureux. Une identité forte, des réseaux sociaux maniés à la perfection -une voix envoûtante- et le tour est joué.

Les musiques s’enchaînent. Accompagnée d’un claviériste et d’un batteur, elle alterne titres plutôt calmes derrière son clavier et explosivité sur des sons comme « Tout oublier ».

Des paroles engagées pour un public jeune 

Modernes, les musiques parlent des enjeux actuels. Dans une interview pour le site Purebreak, Angèle avouait que « la manière la plus radicale de casser les codes, c’est de se dire que les femmes peuvent elles aussi prendre la parole et dire ce qu’elles veulent ». Le mouvement #MeToo est abordé dans « Balance ton quoi » : « De toutes les chattes ça parle mal, 2018 j’sais pas c’qui t’faut, mais je suis plus qu’un animal ». Au moment de « Ta Reine »,  un titre sur l’homosexualité féminine, un drapeau LGBT flotte dans le public.

5000 spectateurs, à peu près autant d’écrans de portables. Même si quelques anomalies se sont perdues dans le public -deux quadragénaires font un Périscope pendant les deux heures de concert- le public est relativement jeune et féminin.

Une célébrité naissante

En hommages et remerciements à sa célébrité naissante, Angèle remercie deux rappeurs belges qui l’ont dévoilé. Le premier Damso, dont elle a pu faire les premières parties en 2017. Le second, son frère, Roméo Elvis. Elle clôture d’ailleurs le concert par deux titres interprétés avec eux, « Silence » et « J’ai vu ».

En attendant, la jeune artiste belge trace son chemin avec une tournée qui durera toute l’année… et déjà trois dates de prévues au Zénith de Paris le 29-30 novembre et le 1er décembre prochain.

Kilian Le Bouquin
Président de Report Ouest, passionné par l'image et l'Outre-mer.
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