Gévezé. Sur fond de boissons fermentées, la Flume Enchantée fait son festival

Sept ans après sa première édition, le festival de la Flume Enchantée qui se déroule sur deux jours, n’a pas fini de faire rêver les communes de la périphérie rennaise. Le 6 septembre dernier, le festival affichait complet avec en artistes principaux Vanupié, les Neg’ Marrons ou encore Ofenbach. Un trio aux sonorités diverses, qui ont fait le bonheur des festivaliers.

C’est sous un ciel terne et une météo peu clémente, que les premiers festivaliers se présentent aux grilles du site de la Flume Enchantée. Pour beaucoup d’entre eux, c’est l’heure de la dernière checklist. Vérification de la présence du porte verre autour du cou, de la carte bancaire dans la poche et du gobelet en plastique à l’effigie du festival dans la main.

À l’intérieur, les bénévoles des différents stands se tiennent prêts à accueillir les milliers de visiteurs. Terrains de football et salle des sports de la ville de Gévezé ont été réquisitionnés pour l’occasion, les premiers accueillent la grande scène extérieure, et la dernière héberge un DJ qui mixera tout au long de la soirée. Il est 18 heures lorsque les festivaliers entrent sur le site et se dirigent mécaniquement vers le bar pour y trouver principalement des bières et des vins. De la Cuvée des trolls au Kir breton, tout le monde semble y trouver son compte.

Le public commence ensuite à s’amasser devant la scène pour accueillir les premiers artistes. Durant 45 minutes, le duo S’N’K, qui s’inscrit dans la lignée de la nouvelle génération reggae made in France fait vibrer les spectateurs. Janheration, ou encore Naâman ont du souci à se faire.

Trois groupes, un public

Le duo laisse place à un artiste au style déroutant, accompagné de sa bande de cinq. Il est tout juste 20 heures, mais Vanupié semble avoir déjà conquis la centaine de spectateurs, qui se laisse emporter par sa voix atypique, mais au combien envoutante. Bien qu’inconnus il y a une heure à peine, ces groupements de personnes semble maintenant ne former qu’un, les mains levées et les mouvements synchronisés, se laissant guider par la « reggae vibe » de l’artiste.

Accompagné de sa guitare, Vanupié va initier les festivaliers, pendant presque une heure, à cette atmosphère si particulière au festival de la Flume Enchantée.

Alors que s’achève la première partie et que la nuit est tombée, il est l’heure pour les fêtards d’aller s’abreuver. Un DJ posté en haut d’une petite estrade prend le relais, et les guides jusqu’aux stands si convoités. La bière coule à flot, les festivaliers, un ou plusieurs verres à la main, tapent du pied et sombrent dans cette euphorie que l’on ne peut trouver que lors de festivals. Il est 21 h 15 lorsque sont annoncés les Neg’ Marrons, Jacky et Ben-J pour les intimes, qui déjà dans les années 90, animaient les soirées de nos aînés. Un fait vérifiable puisque le nombre de spectateurs a doublé. La plupart d’entre eux sont des trentenaires, déterminés à revivre leurs jeunes années.

Les premières notes résonnent dans toute la commune, et les cris de joie, empreinte de nostalgie se multiplient. Avec une énergie sans borne, le duo reprend ses chansons des années 2000, tel que Le Bilan, pour le plus grand bonheur du public. L’atmosphère est emplie de poussière, preuve que les festivaliers y mettent toute leur énergie.

Clou du spectacle : Ofenbach, nouveau duo parisien pour une ambiance électro. Alors que les spectateurs pensaient avoir donné leur âme pour le show précédent, il n’en est rien. Et les deux compères sont bien décidés à mener le public jusqu’à l’extase. Ils le font comprendre dès les premières notes. La scène est plongée dans les ténèbres, et soudain, une lumière éclatante fait son apparition. À grand coups de « Be Mine », « Katchi » ou de reprises de Queen avec « We will rock you », Dorian et César instaurent une euphorie généralisée. Chaque visage, chaque mouvement des festivaliers laisse entendre qu’ils vivent un moment hors du temps.

Leurs dernières productions passent, et l’équipe toute entière vient saluer son public qui parvient difficilement à se remettre de cette dernière heure. Malgré les appels pour un dernier morceau, les artistes quittent la scène et ne reviendront plus.

 

Crédit photo : Maxime Lahuppe.

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