Lomepal à Brest, trop beau pour être vrai

Pour son premier concert à Brest, Lomepal a rassemblé 4 200 spectateurs à l’Arena, mercredi 13 novembre. Et c’était beau. Un chef d’œuvre artistique dont lui seul a le secret. 

Première fois de Lomepal à Brest. © Kilian Le Bouquin

C’était sa première à Brest. Enchanté, ses yeux n’en disaient pas le contraire. « C’est la première fois que je viens à Brest, et vous m’accueillez avec autant de personnes. C’est un truc de fou. C’est la vérité », se réjouissait Antoine Valentinelli, dit Lomepal. Que c’est beau de voir un artiste dire la vérité à son public. Entre son album Jeanine sorti il y a de cela un an, son documentaire acoustique Trois jours à Motorbass et sa réédition Amina parue il y a un mois, Lomepal a fait plaisir au public brestois. D’abord en jouant les titres qui ont fait son succès, puis en chantant des morceaux plus calmes, avant de mettre la folie dans la fosse de l’Arena. 

Une folle première partie. © Kilian Le Bouquin

Un décor épuré et futuriste

Lomepal est apparu dans la pénombre, assis seul, sans dire un seul mot aux spectateurs. Au-dessus de lui, son logo ressemblant à la planète Terre. Et un morceau de sa réédition, 200, pour commencer. À 28 ans, Lomepal n’est plus un môme. Il remplit presque tous les zéniths et ne cesse d’innover. Lorsque vient le moment pour lui de chanter Xmen, un hologramme avec JeanJass se dresse sur la scène de l’Arena. Évidemment, la folie de l’artiste est belle et sa réalisation en est tout autant. Il dévore tous les recoins de la scène afin de n’oublier personne et déniche une complicité avec son public. « Brest, regarde-moi », c’est l’accroche choisie pour le premier morceau de sa réédition pendant le concert. 

Lomepal et son public en osmose. © Kilian Le Bouquin

Un show artistique

« Brest est-ce que tu me sens ? » Impossible de le sentir certes. Mais impossible également de trouver Lomepal à cet instant du concert. Il a déserté la scène. Et lorsque la lumière se rallume, le rappeur n’est autre que dans les gradins de l’Arena. Il interprète Oyasumi, les jambes croisées, à quelques centimètres de son public. De quoi déposer des étoiles dans les yeux à ses 4 200 spectateurs, dont la moyenne d’âge est très jeune. Tout est tellement joli près de lui. Il s’offre un bain de foule en traversant la fosse avec Le vrai moi pour remonter sur scène. Il aime inventer… Et merci pour ça. « J’ai hâte d’être vieux et de ne pouvoir plus faire que de l’acoustique, j’adore ça », confie le Parisien aux Brestois avant de Tout lâcher. Le seul véritable morceau acoustique sorti de Trois jours à Motorbass, qu’il chante pendant son show d’une heure et demie. 

« Je vais disparaître pour un bon moment »

« Alors, après cette tournée, je vais disparaître pour un bon moment. Je vous annonce ça. Je suis fatigué. Mais quand je monte sur scène, je ne suis plus fatigué. Je suis avec vous, je suis en transe. Je vous sens bien, tous là. » C’est la vérité de la soirée. Lomepal devrait arrêter de chanter partout en France pendant un certain temps… Une annonce qui n’aura pas instauré un malaise dans l’Arena de Brest, bien au contraire. Le rappeur sait comment remettre du baume au cœur à ses fans. Un pogo réclamé sur Pommade, avant d’inviter Fixpen Sill (première partie du concert) et son backeur Yassine à monter sur scène, pour Ma cousin

Lomepal lors de son concert à Brest. © Kilian Le Bouquin

Une soirée à 1 000 degrés

Après tout, on savait très bien comment allait finir ce concert. Une interprétation touchante et dansante de Yeux disent, mi réelle, mi acoustique et un au-revoir au public brestois déjà conquis. Mais cette soirée n’était pas encore terminée… Après avoir rechargé ses batteries quelques minutes, Lomepal est remonté sur scène pour son rappel. Un premier rappel démarré au piano sur Trop beau. Puis un classique de ses concerts… « Les amis, maintenant on va terminer par un live de 1 000 degrés comme celui que j’ai enregistré à Paris » Il ne fallait pas en dire plus… Les spectateurs brestois, encore en forme, ont offert à l’artiste ce qu’il voulait le plus. Un énorme pogo en guise de remerciement. Une séparation en deux de la foule avec un vide de plus de 60 mètres au milieu de la fosse. C’est beau la folie entre Lomepal et son public. 

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